d’H i s T. Nat. et -de Chimie. 463ment l’empreinte de plufieurs végétaux de lafamille des' fougères, oui pour la plupart fontexotiques , fuivant l’obfervation de Bernardde Jufïieu. Le charbon de terre eft placé plusou moins profondément dans l’intérieur de laterre. Il eft toujours difpo’fé par couches hori-fontales ou inclinées ; cette dernière difpofiiioneft la plus fréquente. Les lits ou couches dontil eft compofé différent par l’épaifieur, la con-fiftance, la couleur, la pefanteur, &c. Onob-ferve fouvent au-deffiis de ce bitume des litsplus ou moins étendus de coquilles & de ma-drépores foffiles ; ce qui a fait penfer à quel-ques modernes, & particulièrement à M. Par-mentier , que le charbon de terre avoit étéformé dans la mer, par le dépôt & l’altérationdes matières huileufes ou graiffeufes des ani- imaux marins. La plupart des naturaliftes le re-gardent comme le produit d’un réfidu des boisenfouis & altères par les acides.
O11 exploite les carrières de charbon foffilecomme les mines, en creufant des puits &des galeries , & en détachant ce bitume à l’aidede pics ou efpèces de pioche. Les ouvriers quile retirent font fouvent expofés au danger deperdre la vie par les fluides élaftiques qui s’endégagent. Cette efpèce de mophette eft nom-mée pouffe ou touff e par les ouvriers ; elle éteint