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Tome Troisieme (1786)
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4^0 È t É M E N S

ce dernier bitume na point encore été exa-miné avec lexaélitude néceifaire pour affurercette analogie.

Lafphalte expoféau feu, fe liquéfie, fe bour-foufïle, & brûle en répandant une flamme 8cune fumée épaifie , dont lodeur elt forte, âcre8c défagréable. On en retire par la difiillationune huilq colorée comme le pétrole brun, 8cun phlegme acide.

Lafphalte efi employé, comme le gaudron,pour enduire les vailTeaux , par les arabes & lesindiens. Il entre dans la compofition des ver-nis noirs de la Chine, & dans les feux dartificequi brûlent fur leau. Les égyptiens sen fervoientpour embaumer les corps; mais il nétoit em-ployé à cet ufage que par les pauvres qui nepouvoient pas fe procurer des fubflances anti-feptiques plus précieufes. Wallerius affure quedes marchands préparent une efpèce dafphalteavec la poix épaifiîe, ou en mêlant 8c faifantfondre cette dernière avec une certaine quan-tité de vérirable baume de Judée ; mais on peutreeonnoître cette fraude par le moyen de ief-prit-de-vin , qui diffout entièrement la poix»8c qui ne prend quune couleur jaune pâle aveclafphalte.