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ce dernier bitume n’a point encore été exa-miné avec l’exaélitude néceifaire pour affurercette analogie.
L’afphalte expoféau feu, fe liquéfie, fe bour-foufïle, & brûle en répandant une flamme 8cune fumée épaifie , dont l’odeur elt forte, âcre8c défagréable. On en retire par la difiillationune huilq colorée comme le pétrole brun, 8cun phlegme acide.
L’afphalte efi employé, comme le gaudron,pour enduire les vailTeaux , par les arabes & lesindiens. Il entre dans la compofition des ver-nis noirs de la Chine, & dans les feux d’artificequi brûlent fur l’eau. Les égyptiens s’en fervoientpour embaumer les corps; mais il n’étoit em-ployé à cet ufage que par les pauvres qui nepouvoient pas fe procurer des fubflances anti-feptiques plus précieufes. Wallerius affure quedes marchands préparent une efpèce d’afphalteavec la poix épaifiîe, ou en mêlant 8c faifantfondre cette dernière avec une certaine quan-tité de vérirable baume de Judée ; mais on peutreeonnoître cette fraude par le moyen de i’ef-prit-de-vin , qui diffout entièrement la poix»8c qui ne prend qu’une couleur jaune pâle avecl’afphalte.