d’Hist. Nat. et de ^hiaiH. 437Une lame d’étain plongée dans une diflolutionde platine alliée d’or, feroit auflî reconnoître lapréfence de ce dernier, en fe couvrant d’un pré-cipité pourpre, tandis que la platine ne lui don-ne qu’une couleur brune fale tirant fur le rouge;d’ailleurs ce dernier précipité ne colore point leverre, tandis que le précipité d’or lui donneune couleur pourpre.
Toutes les propriétés de la platine que nousavons examinées paroiffent prouver que cettefubflancc efl un métal particulier. Son peu deduélilité & de fufibilité regardées par quelquesperfonnes comme deux fortes objedions contrece fentiment, ne font pas capables de le dé-truire , puifqu’il y a peut-être moins loin de lafufibilité de la platine à celle du fer forgé, qu’iln’y a de celle de ce dernier métal à la fufibilitédu plomb ; & puifqu’elle n’a- été fi peu duclilejufqu’à préfent, que parce qu’on u’efl point en-core parvenu à lui donner une fufion bien com-pletre. Quant à l’opinion des'fayahsqtii regardentla platine comme un alliage naturel d’or .& defer , queîqu’ingénieufe & quelque fatisfaifantequ’elle paroiffe, il eft impofiible de l’admettretant qu’on ne féparera pas ce métal en deuxautres par une analyfe exaéle ; & tant qu onn’imitera pas mieux la platine qu’on ne l’a fai tjufqu’aujourd’hui par l’alliage artificiel de l’or
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