d’Hist. Nat. et de Chimie. 555*
ce n’efl plus alors qu’une «haux de cuivre. Je l’aidiflillc à l’appareil pneumato-chimique, il m’adonné beaucoup de gaz nitreux, un peu d’acidecraieux, pas un atome d’air pur ; il a été réduitpar cette opération à l’état d’une chaux brune.Le nitre de cuivre attire l’humidité de l’air. Onpeut cependant le conferver long-tems dans desvaifleaux fermés. Il fe couvre à l’air chaud & fec,d’une efflorefcence verte. Il eft très-diflblubledans l’eau , & un peu plus dans l’eau chatTde quedans la froide. La dilTolution expofée à l’air dansdes vaifleaux plats, ou évaporée rapidement dansun tems fec 6c chaud, laifle une chaux verte,comme le font les criflaux de ce fel dans lesmêmes circonflances. Elle eft précipitée par lachaux en bleu pâle ; par les alkalis fixes en blancbleuâtre ; par l’alkali volatil en flocons d’une mê-me couleur, qui fe diflolvent très-vite, 6c donnentà la liqueur un bleu foncé très-brillant; par lefoie de foufre en brun rougeâtre fans odeurhépatique; par la teinture de noix de galle envert olive. L’acide vitriolique décompofe auflxle nitre cuivreux, 6c on obtient des criflaux devitriol bleu , fi on a employé cet acide très-concentré. Stahl avoit annoncé cette décompo-fition ; M. Monnet l’a confirmée depuis, 6c j’aieu occafion de l’obferver plufieurs fois. Le feca plus d’affinité avec la plupart des acides, que