d’LIist. Nat. et de Chimie. 30;*
raifon. Ce phyficien a obfervé que le mélangede fer & de foufre humedé abforboit une cer-taine quantité d’air, qui, fans doute, eft nécef-faire pour fon inflammation. Ce dernier faits’accorde très-bien avec la théorie de M. La-voilier, fur la décompofition de l’eau. En effetil paroît que le fer très-divifé réagit fur ce fluide,s’empare de fon oxigyne qui le calcine & laifiedégager le gaz inflammable qui prend la formeélallique en «aifon de la chaleur féparée del’eau. Ce gaz diflout aufli une portion du foufre& forme du gaz hépatique.
Il y a beaucoup d’analogie entre cette com-binaifon du fer & du foufre par la voie humi-de, & l’efflorefcence des pyrites, qui produit dugaz inflammable & hépatique lorfqu’elles fonthtunedées d’eau.
Le foufre fe combine très-aifément au fer parla fufion 5 il en réfui te une matière pyriteufe diffpofée en aiguilles. Comme le foufre augmentebeaucoup dans ce cas la fufibilité du fer, onpeut faire fondre fur le champ ce métal à l’aidede ce corps combuflible. Il faut pour cela fairepaffer une petite barre de ce métal rougi à blancdans un canon de foufre, & recevoir dans deJean la matière fondue qui s’écoule. On retrouvedans ce fluide des globules noirâtres caftans,femblables à des pyrites, & formés commeTome II J , V.