d’Hist. Nat. et de Chimie. 50»chimiftes, qui penfent que les chaux métalli-ques agirent comme la chaux pure fur ce feichargé d’acide craieux ( 1 ).
Le fer décompofe très-bien le fel ammo-niac, ou muriate ammoniacal. Deux gros delimaille d’acier, triturés avec un gros de felammoniac , ne laifle point dégager de gazalkalin. Bucquet, qui a dillillé ce mélange àl’appareil pneumato-chimique au mercure , ena obtenu cinquante-quatre pouces cubes d’unfluide aëriforme, dont moitié étoit du gaz alka-lin, & l’autre moitié du gaz inflammable. Quatreonces de la même limaille , & deux onces defel ammoniac, diflillés à la cornue avec un ré-cipient ordinaire , fourniflent environ deux grosd’efprit alkalin chargé d’un peu de fer , qu’illaifle bientôt dépofer dans l’état d’ochre. Leléfidu de ces opérations eft du muriate martial.La décompofition du fel ammoniac par le fer,efl fondée fur ce que ce métal s’unit très-bienà l’acide muriatique; ce qui eft prouvé par ledégagement du gaz inflammable que l’on ob-
( 1 ) Il faut obtêrver que depuis la théorie de Blackfur la cauflicité de la chaux & des alkalis, on n’a pasfait les expériences néceflaires pour afliirer cette paritéd’aétion entre la chaux proprement dite & les chaux mé-talliques. On ne peut donc rien dire d’exaél tûr cet ob-jet , avant que l’expérience ait prononcé.