d’Hist. Nat. et de Chimie. 297qu’on appelle improprement verre de Mofco-vie. Ce dernier fel expofé à un feu violent,dans une cornue de grcs, s’eft décompofé, &a fourni une fublimation encore plus étonnantepar fa nature que les premiers produits. C’étoitune matière opaque, vraiment métallique, qui »examinée au microfcope, préfentoit des crif-taux réguliers ou des tranches de prifmes hexa-gones , que M. le duc d’Ayen compare aux car-reaux dont on garnit le plancher des chambres.Ces criftaux étoient auflî brillans que l’acier dupoli le plus vif, & l’aimant les attiroit allez forte-ment : c’étoit donc du fer réduit & fublimé (1).L’art paroît ici imiter la nature qui fublime le ferpar le feu des volcans, fous la forme de lamesbrillantes & polies, comme de l’acier. Telle pa-roît être au moins l’origine du fer fpéculaire dumont d’Or, & de celui de Volvic, qui d’aprèsles obfervations bien faites de M. de l’Arbre,
( 1 ) J’ai dans mon cabinet une mine de fer noir, quioffre de petites lames très-brillantes, d’une demi-ligne delargeur , dont la forme approche beaucoup des criftauxobtenus par M. le duc d’Ayen. Ce font de petites écail-les très-minces , d’un gris de fer très-éclatant, potées dechamp , qui s’entrecroifent en toutes fortes de fens, &qui font difperfées dans un quartz opaque rougeâtre, oudans une etpece de jafpe groflier. Ce joli morceau vientîle Lorraine.