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Tome Troisieme (1786)
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tion de chaux que ce métal contenoit encore;

il achève en conféquence ce que la fufion navoit

pu faire, faute dêtre afTez complète. On chauffe

& on bat le fer à plufieurs reprifes, jufquà ce

quil foit au point de perfedion quon veut lui

donner.

Le fer forgé fe diflingue en fer doux & ferrouvrain ou acier. Lacier efl le meilleur fer,le plus dur, celui dont le grain ell le plus fin& le plus ferré. Le fer doux fe rapproche affezdes qualités de lacier ; fon grain efl cependantmoins ferré, & lorfquon le caffe en le faifantplier, il fe tiraille & paroît compofé de filetsou de fibres ; ceff ce quon nomme fer ner-veux. Mais ce nerf nefl produit que par acci-dent , car fi on cafie net & dun feul coup lefer le plus doux , il ne paroît pas nerveux -, tan-dis quen caflant avec précaution le plus mau-vais fer, on peut le faire paroître nerveux.ilconvient plutôt de s'attacha au grain de cemétal, lorfquon veut prononcer fur fa quali-. Le fer rouvrain efl plus aigre ; fon grainefl gros 8c paroît formé de petites écailles; onle diflingue en fer caflant à chaud, 8c fer caf-fânt à froid ; la caufe de cette fragilité efl re-connue aujourdhui; on fait que le fer ca(Tam (à froid contient beaucoup plus de fidérite quetous les autres fers, & que la quantité de ce