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Tome Troisieme (1786)
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à fe vitrifier, facilitent la fufion du fer, quicommence à la hauteur des étalages du four-neau. Ce métal fondu fe raffemble au fonddu fourneau, dans la partie nommée le creu-fet; on le fait couler par louverture antérieuredu fourneau dans le canal creufé fur le fable;il forme ce quon nomme la fonte ou la gueufe.Il pafte après le fer une matière vitreufe, nom-mée laitier ; elle eft formée par la vitrificationdes pierres quon a voit ajoutées au fer pour enfaciliter la fufiorj-; elle eft dune couleur verte,blanchâtre ou bleue , que lui communique uneportion de chaux de fer fondue.

La fonte eft caftante & na pas la dudilitédu fer. Les métallurgiftes ne font pas daccordfur la caufe de cette propriété de la fonte ; quel-ques-uns croient quelle eft due à la préfencedune portion de laitier. Dautres lattribuent àce que le fer neft pas bien réduit, & contientune portion de chaux. Brandt croyoit que cétoitlarfenic, & M. Sage penfe que ceft du zincqui rend la fonte caftante. Bucquet confidéroitla fonte comme un fer mal réduit, & contenantencore une portion de chaux métallique inter-pofée entre fes parties. Bergman qui a beau-coup travaillé fur le fer, a prouvé que la fra-gilité de la fonte dépend dune certaine quan-tité dune matière étrangère quil croyoit être

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