244 'E L Ê » E N s
à fe vitrifier, facilitent la fufion du fer, quicommence à la hauteur des étalages du four-neau. Ce métal fondu fe raffemble au fonddu fourneau, dans la partie nommée le creu-fet; on le fait couler par l’ouverture antérieuredu fourneau dans le canal creufé fur le fable;il forme ce qu’on nomme la fonte ou la gueufe.Il pafte après le fer une matière vitreufe, nom-mée laitier ; elle eft formée par la vitrificationdes pierres qu’on a voit ajoutées au fer pour enfaciliter la fufiorj-; elle eft d’une couleur verte,blanchâtre ou bleue , que lui communique uneportion de chaux de fer fondue.
La fonte eft caftante & n’a pas la dudilitédu fer. Les métallurgiftes ne font pas d’accordfur la caufe de cette propriété de la fonte ; quel-ques-uns croient qu’elle eft due à la préfenced’une portion de laitier. D’autres l’attribuent àce que le fer n’eft pas bien réduit, & contientune portion de chaux. Brandt croyoit que c’étoitl’arfenic, & M. Sage penfe que c’eft du zincqui rend la fonte caftante. Bucquet confidéroitla fonte comme un fer mal réduit, & contenantencore une portion de chaux métallique inter-pofée entre fes parties. Bergman qui a beau-coup travaillé fur le fer, a prouvé que la fra-gilité de la fonte dépend d’une certaine quan-tité d’une matière étrangère qu’il croyoit être
JT