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Tome Troisieme (1786)
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241
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dHist. Nat. et de Chimie. 241

exactes fur leur nature. Il paroît que, parmices mines, il en eft qui font plus ou moins voi-fines de létat métallique, comme le fer oc-taèdre de Corfe, de Suède, que M. Mongezcompare à de léthiops martial. Celui- eftfort attirable; dautres au contraire fe rappro-chent plus de létat de chaux, comme le ferde liiïe dElbe, & fur-tout ïeifeti - mann , &l'einfen-ram , qui nobéiiïent point à laimant.

12°. Le fer fe trouve quelquefois fous laforme dune pouffière bleue, plus ou moinsclaire ou foncée ; on lappelle dans cet étatbleu de Prulfe natif. Il eft mêlé aux terres vé-gétales, & fur-tout aux tourbes. j

13 0 . On a découvert il y a quelques années,que le fer eft fouvent uni dans la nature avecun acide animal connu fous le nom dacidephofphorique. Les mines limoneufes ou maré-cageufes font quelquefois de cette nature. Uneportion de ce compofé reliant dans le fer, lutdonne la propriété dêtre calfant à froid. Berg-man , qui connoiffoit cet état du fer fans enavoir déterminé la nature, lavoit appellé fidé-rite ; quelques autres chimiftes lont appellédepuis fer d'eau. Nous expoferons plus bas lesmoyens de féparer ce fel du fer calfant à froid.

14 0 . Enfin le fer étant le plus abondant detous les métaux, on le trouve fouvent mêléTome III, Q