Ê L Ê M E N S
Puage des mines de fer, & répandues dans lesglaifes & dans les carrières de charbon deterre. La couche fupérieure de ces dernièrescfl prefque toujours pyriteufe. Toutes les py-rites fe dccompofent facilement. Un degré dechaleur aflèz foible fuffit pour leur enleverleur foufre. Prefque toutes s’altèrent d’elles-mèmes, lorfqu’elles font expofées à l’air, &fur-tout dans un endroit humide ; elles fe ren-flent , fe brifent, perdent leur éclat & fe cou-vrent d’une efflorefcence d’un blanc verdâtre,qui n’eft que du vitriol martial. Il paroît quecette altération, que l’on nomme vitriolifationdes pyrites, dépend de l’adion réunie de l’aj^& de l’eau fur le foufre. Il fe forme de l’acidevitriolique qui dilfout le fer & s’élève au de-hors de la pyrite, comme une efpèce de vé-gétation, en écartant peu à peu les petites py-ramides qui compofent ce minéral. Toutes lespyrites ne s’eflleuriiïent pas aufîi facilement lesunes que les autres. Les pyrites globuleufes,dont la couleur eft très-pâle & le tiffit peuferré, fe vitriolifent très-vite. Celles qui fontd’un jaune brillant, de couleur de cuivre, &qui font formées de petites lames appliquéestrès-exaâement les unes fur les autres, nes’efïïsuriflënt que très-difficilement, & doiventtire diffinguées foigneufement d’avec les pre-