d’Hist. Nat. et de Chimie, irp
que chaque criftal eft un folide à huit côtés.Rouelle a très-bien décrit ce fel. Le nitre deSaturne décrépite au feu, & fufe avec uneflamme jaunâtre, lorfqu’on le met fur un char-bon ardent j la chaux de plomb, qui eft d’abordjaune , fe réduit très-vite en globules de plomb.Ce fel eft décotnpofable par la chaux 6c lesalkalis. L’acide vitriolique, quoiqu’il n’ait qu’unefoible action fur le plomb , a cependant avecce métal plus d’affinité que l’acide nitreux. Sion verfe de l’acide vitriolique pur , ou dansl’état d’un fel neutre terreux ou alkalin, dansune diffolution nitreufe de plomb, il fe faitau bout de quelques inftans un précipité blanc.Cette précipitation a lieu , parce que l’acidevitriolique enlevant la chaux de plomb à l’acidenitreux, forme avec elle du vitriol de plomb,femblable à celui que l’on prépare en combi-nant immédiatement l’acide vitriolique avec cemétal.
L’acide muriatique pur, aidé de la chaleur,calcine aftez bien le plomb, & diflout une par-tie de fa chaux-, mais il eft difficile de le fa-turer complètement. Cette diffiolution eft tou-jours avec excès d’acide ; elle peut cependantfournir par une forte évaporation , des criftauxen aiguilles fines 6c brillantes, comme l’a ob-
fervé M, Monnet, Le muriate de plomb n’eft
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