d’Hist. Nat. et de Chimie, arr.
h la litharge. Lorfque le fourneau s’échauffe,le plomb le calcine ; une partie s’évapore & fefublime dans de petites cheminées qui font au-deiïiis des voies de la litharge ; une autre por-tion de ce métal eft abforbée par le plancherdu fourneau ; une troilîème portion, & c’eft laplus confidérable, fe calcine & même fe .vitrifieen partie ; on lui donne le nom de litharge.Elle eft chaffée hors du fourneau à l’aide desfoufflets, qui facilitent auffi la calcination & lavitrification du plomb par la quantité d’air qu’ilsverfent fur ce métal en fufion. Lorfque la li-tharge a été calcinée par un feu modéré, elleeft en poudre rouge écailleufe; on la nommelitharge marchande , parce qu’on la vend en cetétat, ou litharge d'or , à caufe de fa couleur.Si la litharge a éprouvé plus de chaleur, elleeft plus avancée vers la vitrification, & d’unecouleur pâle; on la nomme alors litharge d'ar-gent. Enfin, quand le fourneau chauffe forte-ment, la litharge fond plus complettement, &coule fous la forme de ftalaélites irrégulières ;c eft ce qu’on nomme litharge fraîche. Lorfquel’opération eft achevée, il relie dans le fourneaul’argent qui étoit contenu dans le plomb. Cetargent a befoin d’être raffiné, mais en plus pe-tites mafles, pour qu’il puiiïe fe dépouiller duplomb qu’il retient entre fes parties.
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