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Tome Troisieme (1786)
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Obfervons que fi les chimifles de Paris nefont pas du tout daccord avec Margraf, celavient peut-être de la différence quil y a en-tre létain de Saxe, fur lequel ce dernier a faitfes expériences, & létain que lon emploie enFrance, & qui vient des Indes & de lAngle-terre.

Au relie , plufieurs médecins qui fe font oc-cupés des fubltances métalliques, confidéréescomme médicamens, avoient déjà reconnu lin-nocuitc de ce métal , & lavoient même con-feillé en limaille dans les maladies du foie,de la matrice, & dans les affections vermineu-fes. Schulz, dans fa Differtation fur lufage desvaiffeaux de métal dans la préparation des ali-mens & des médicamens, a regardé létain bienpur comme très-falubre. La Poterie a fait en-trer la chaux détain dans un médicament quila défigné fous le nom (Winti-hedique , & quinell quune lelfive de chaux du régule danti*timoine & détain, formé par la déformation dunitre. Lalkali que leau diffout, retient toujoursune portion de chaux métallique.

On a recommandé lufase de létaiu comme

O

vermifuge. On ma affuré quon lemployoit engrandes dofes & fans fuccès à Edimbourg.Quelques gens de la campagne font dans lu-fage de biffer iafufer à froid pendant vingt-