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lution , qu’ils nomment compofirion , pour fairel’écarlate. Lorfqu’on la mêle au bain de cesteintures, elle y forme un précipité qui entraînela partie colorante, & la dépofe fur l’étoffeque l’on teint. Cette obfervation elt due à Mac-quer, dont les travaux ont rendu -de grandslervices à cet art.
L’ufage de l’étain dans la cuifine a été re-gardé comme très-dangereux par quelques chi-înifles. Navier rapporte dans Ton Ouvrage furles contre-poifons, Soc. que des ragoûts danslefqueis on avoitdaifTé des cuillers d’étain, ainfîque du fucre contenu dans un vaiffeau de cemétal, ont empoifonné plufieurs perfonnes:ona attribué prefque généralement ces funéfleseffets à l’arfenic que Geoffroy avoit annonceen 1758 dans l’étain, & que Margraf avoit crutrouver dans les étains les plus purs, 8 c memeà une dofe confidérable.
Mais les craintes élevées fur cet objet ont■été difîipées par les travaux de MM. Bayen &Charlard, que nous avons déjà eu occafiondeciter dans l’hilloire de ce métal. Ces chimiflesont prouvé par les expériences les plus déci-sives , i°. que la quantité d’arfenic retiré parMargraf, de l’étain de Morlaix, & qui va àprès de trente-fix grains par demi-once, feroitbeaucoup plus que fuffifante pour ôter à ce