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m’ont pas befoin d’être grillées, à moins qu’elles,ne l'oient mêlées avec des pyrites arfenicales ;çe qui ell fort commun.
Bergman a reconnu l’exiftence de l’étainfulfureux dans la nature, parmi des minérauxde Sibérie ; cette mine fuîfureufe étoit dorée àl’extérieur comme de l’or muffif, & il offroità l’intérieur une malFe en criftaux rayonnés,blanche, brillante, fragile 8c prenant à l’air descouleurs changeantes. Il y a trouvé un peu decuivre.
On ne connoît point de mines d’étain enFrance : cependant M. Baumé foupçonne qu’onpourroit en trouver dans les environs d’Alen-çon & dans quelques cantons de la Bretagne;parce qu’on y rencontre des criüaux de rochequi paroilTent colorés par ce métal. Les paysoù elles font abondantes & où on les exploite,font les provinces de Cornouailles & de Devoirshire en Angleterre, l’Allemagne, la Bohême,la Saxe, l’ifle de Banca, & la prefqti’ifle deTvlalaca dans les Indes orientales. Plufieitrs na-turalises ont regardé les grenats comme des.efpèces de mines d’étain, fans doute à caufe de-leur couleur. Ils en diffèrent cependant par latranfparence 8c par leur pefanteur beaucoupmoindre; d’ailleurs MM. Buequet & Sage n’yont pas trouvé d’étaiu»