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fondu , & en tenant les molécules écartées parle mouvement, avant qu’elles fe prennent enmalle par le refroidiffement. Il ne faut pointfaire cette opération dans un mortier-de fer,parce que le zinc dilfout toujours une portionde ce métal ; on doit fe fervir d’un mortier &d’un pilon de marbre.
Le zinc perd dans l’eau environ un feptièmede fon poids. Les facettes particulières que lesfaumons de zinc du commerce préfentent dansleur fraâure, indiquoient que ce demi-métalavoit la propriété dé criftallifer d’une manièreparticulière. M. l’abbé Mongèz a réulfi parfai-tement à obtenir cette criflallifation. Elle efl for-mée de faifceaux de petits prifmes quadrangu-laires, difpofés en^tous fens, & d’une couleurbleue changeante, fi on l’expofe à l’air, lorf-que le métal efl encore chaud.
M. Sage regarde le zinc comme le plus com-mun des métaux, après le fer. Il allure en avoirtrouvé dans toutes les pyrites martiales; & M.Grignon avance que la cadmie des fourneauxoù l’on traite les mines de fer terreufes, con-tient beaucoup de zinc.
Le zinc natif efl très-rare; la plupart desnatu-ralifles doutent même de fon exiflence. Cepen-dant M. Valmont de Bomare dit en avoir vudans les naines de pierre calauoinaire du duché de