d’Hist. Nat. et de Chimie. S9lir.e fur le réfidu de l’antimoine , on peut en-core tirer du kermès ; mais ce kermès eh pluspâle que le premier, & plus on réitère l’opé-ration , moins l’antimoine donne de kermès : ilmroît que l’alkali difïout plus de foufre quede régule , 8c qu’on ne devroit faire fubir àl’antimoine qu’une ou deux décodions dansl’alkali. Cette opération fe nomme en géné-ral préparation du kermès par la voie humide.
Ce nom lui a été donné parle frère Simon,chartreux, fans doute à caufe de fa couleurfemblablè à celle de la coque animale appeléekermès ( i ), qu’on emploie dans la teinture.Le kermès minéral a été aulli appelé poudre desChartreux , parce qu’il a d’abord été préparédans la pharmacie de ces religieux. La décou-verte de ce médicament paroît être due à
( i ) Le kermès animal ou la graine d’écarlate dont onle fert dans la teinture , n’eft autre chote que la peaud’un infeéle femelle , qui fe fixe fur le chêne verd &s’étend peu à peu en fe foulevant en manière de calotte.Il a perdu la forme des anneaux qui fait reconnoître cesanimaux. C’eft fous cette calotte que font contenus lesoeufs qui y éclofent ; les infeéles fonis de ces oeufs per-cent cette coque , & les femelles (ans ailes fe fixent. &meurent fur les feuilles de l’arbre après avoir été fécon-dées par les mâles qui portent des ailes. La cochenilleeft une autre efpèce d’infeéîe analogue à celui-ci, commenous l’expoferons dans le règne animal.