d’Hist. Nat. et de Chimie. 47<361111-01106 du demi-métal dont nous nous oc-cupons. Il en a réfulté une malle jaune, vitri-forme, trcs-cauflique, qui n’étoit qu’un foie defoufre antimonié; cette malle délayée dans l’eauchaude a donné par le refroidilTement un foufreantimonié rougeâtre, ou du véritable kermès.Il penfe que le phlogillique du régule s’elt unià l’acide vitriolique avec lequel il a formé dufoufre ; que l’alkali du tartre vitriolé, combinéavec ce foufre , a produit un foie de foufre quia diffous la chaux d’antimoine. On conçoit quefuivant la nouvelle doélrine , le demi-métal s’ellemparé de l’oxigyne de l’acide qui a palfé par-làà l’état de foufre. Une fuite d’expériences quej’ai faites fur cet objet, m’a prouvé que plufieursfubltances métalliques décompofent de mêmeles fels vitrioliques, comme je le ferai voir dansles chapitres fuivans.
Le nitre efl décompofé très-rapidement patle régule d’antimoine. En prôjettant dans uncreufet rougi au feu, parties égales de ce demi-métal & de nitre en poudre, ce fel détonnevivement, & brûle le régule à l’aide de l’airvital qu’il fournit ; apres cette opération , ontrouve dans le creufet l’alkali fixe qui fervpitde bafe au nitre, & l’antimoine dans l’état dechaux blanche; on donne à cette chaux lenom d 'antimoine diaphorétique. Le plus ordi-