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fe brife après avoir fubi un peu d’applatifîc-ment par le marteau. Son infufibilité eft: telle,qu’elle eft plus difficile à fondre que le fer;ce qui a d’abord fait conjecturer à Bergmanqu’elle avoit quelque rapport avec la platine.Si on la chauffe avec le contad de l’air, ellefe change en une chaux d’abord blanchâtre,& qui devient de plus en plus noire, à mefurequ’elle fe calcine davantage. J’ai obfervé queles petits globules de manganèfe , obtenus parle procédé que j’ai indiqué plus haut, s’altèrenttrès-promptement par le contad de l’air ; ils feterniffent & fe colorent en lilas & en violet.
On n’a point examiné l’adion de la manga-nèfe fur les terres & fur les fubftances falino-terreufes. La chaux de ce demi-métal donne auverre une couleur violette ou brune, fufceptibled’un gragd nombre de modifications, & qui feperd facilement par l’adion des matières coin-buftibles. Schéele a fait un grand nombre d'ex-périences ingénieufes fur ce point.
On ne connoît point la manière dont lesalkalis agiffent fur la manganèfe. Mais la chauxde ce demi-métal s’y combine, & elle eft révi-vifiée par l’alkali volatil. Bergman obferve quedans cette combinaifon il fe dégage un gazparticulier, qu’il regarde comme un des prin-cipes de l’alkali volatil, & fur lequel il ne donne