iq. Ë L Ê M E N S
Cronfledt allure qu’on peut féparer du nie*kel la matière métallique nommée fpeijf parles allemands, & qui fe ralTemble dans lescreufets où on fond le fmalt. M. Monnet croitque le fpeifT de la manufaélure de Gengen»back, à quatorze lieues de Strafbourg, eft duvrai nickel ; & comme la mine de cobalt qu’onemploie dans cet endroit pour faire le fmalt,eft très-pure , il en conclut que le nickel eftnéceiïairement produit par le cobalt lui-même,comme nous le verrons plus bas. Mais M. Baumea retiré du nickel de prefque toutes les minesde cobalt, par le moyen du foie de foufre. Il pa-roît donc que la mine de cobalt que l’on travailleà Gengenback , contient du nickel qu’il eft im-poftible d’y reconnoître à l’œil, à caufe de l’unionintime de ces deux matières métalliques.
Pour retirer le nickel de fa mine , on la faitrôtir lentement, afin d’enlever une portion dufoufre 8c de l’arfenic. Elle fe change en unechaux verdâtre; plus elle eft verte, plus ellecontient de nickel , d’après Bergman & Ar-vidfton. On la fond enfuite avec trois partiesde flux noir 8c du fel marin, & on en tire unrégule tel que l’a défigné M. Cronfledt, maisqui eft bien éloigné d’être le nickel pur; fesfeories font brunes ou bleues. Beaucoup dechimiftes, depuis le travail de M. Arvidflon,