II
d’Hist. Nat. et de Chimie.comme celui du plomb. On connoît mêmequelques mauvais effets de ce demi-métal ap-pliqué extérieurement.
On fe fert de la chaux de bifmuth, appe-lée blanc de fard, pour blanchir la peau ; mais ilfaut alors éviter avec foin toutes les matières trcs-odorantes , 6c fur-tout celles qui font fétides.Le voifinage des boucheries, des voieries, deségouts, des latrines, même des odeurs fortes,influe tellement fur cette chaux , qu’il lui donneune couleur plus ou moins noire. La vapeurdes foies de foufre, celle des œufs produifentcet effet avec beaucoup d’énergie ; on fait enphyfique une expérience qui prouve cette pro-priété; on trace des caraélères avec une diflo-lution de bifmuth fur le premier feuillet d’unlivre blanc, compofé d’une centaine de pages ;on imprègne le dernier feuillet d’un peu defoie de foufre liquide ; quelques inflans aprèsla vapeur hépatique portée par l’air qui circuleentre tous les feuillets, arrive à l’extrémité dulivre & colore en brun foncé les caraélèrestracés fur la première page. On a dit que legaz hépatique traverfoit le papier ; mais M.Monge a prouvé que c’étoit l’air qui le porteainfi de feuille en feuille, puifqu’en collant cesfeuilles les unes aux autres , la coloration n’aplus lieu.