Quant aux fels neutres contenus dans ces Îi1-l'êétes, ils font en fort petite quantité, & très-difficiles à retirer. M. Thouvenel affûte que lescloportes & les vers de terre, lumbrici , luiont conllamment donné du fel marin à bafeterreufe & à bafe d’alkali végétal, tandis qtieclans les fourmis & les cantharides , ces deuxbafes, dont la première lui a toujours paru laplus abondante, font unies à un acide qui ale caraâère dé l’acide phofphorique. Il eftnéceffaire d’obferver que ce chimifte n’a donnédans fa diflertation, iii les moyens d’extraireces fels, ni les procédés dont il s’efl fervi pourreconnoitre leur nature.
On n’emploie guère en médecine que les can-tharides S< les cloportes. Ces derniers ne pa-'roiffent agir que comme des flimulatis & desdiurétiques légers, & encore doit-on lés ad-îniniflrer, d’apres les expériences de M. Thou-venel , à une dofë beaucoup plus forte qu’onne fait ordinairement. Le fuc exprimé de qua-rante oii cinquante cloportes vivans, donnédans Une boiffon adoucilfante, ou mêlé avecJe fuc de quelques plantes apéritivès, peut êtreemployé avec fuccès dans la jauniffe, les ma-ladies féreufes, à ferofâ coiluvis , les dépôtslaiteux, &c. Quant aux cantharides, c’eft undes mcdicamens les plus puifïans que la mé-