b’Hist. Nat. et de Chimie. 443quel nous devons examiner ici les os des ani-maux, ne nous permet pas d’infifler fur ces dif-férences, fur lefquelles leschimiiles n’ont pointencore fait les recherches nécelfaires pour fixerl’opmion des Phyfiologifles,
Les os de l’homme & des quadrupèdes quiont été feuls examinés jufqu’à préfent par lesçhimifles, ne font pas des matières terreufes,comme on fa cru autrefois. Ils contiennent unecertaine quantité de matière gélatineufe, difper-fée dans les petites cavités formées par l’écar-tement des lames folides qui compofent leurtillu, & ces lames folides elles mêmes, que leurinfolubilité & leur coufiltance fembloient rappro.cher des matières terreufes, ont été reconnuesdepuis quelques années pour un véritablefel neu-tre formé d’acide phofphorique & de chaux.
Les os expofés au feu avec le contact de l’air,s’enflamment à l’aide d’une certaine quantitéde graifle médullaire qu’ils contiennent. Si onles diltille dans une cornue , ils donnent unphlegme aîkalin, une huile empyreumatique fé-tide , & beaucoup d’alkali volatil concret oucraie ammoniacale. Leur charbon efl compaéte,il s’incinère *aflfez difficilement ; il laifle un ré-fl<lu blanc qui fournit par ion lavage à l’eaufroide une petite quantité de craie de fonde.|feau chaude en enlève enfuite une certaine