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cret, lorfqu’en 1737 un étranger offrit à Parisun moyen de faire du phofphore avec fuccès.L’Académie nomma quatre chimiftes, MM. Hel-lot, Dufay , Geoffroy & Duhamel, pour fuivrecette opération dans le laboratoire du jardindu roi ; ce procédé réuffit fort bien. Le miniftèrerécompenfa l’étranger, & M. Hellot le décri-vit avec exaditude dans un mémoire inféré parmiceux de l’Académie , pour l’année 1737. Cetteopération confiffe à faire évaporer cinq ou fîxmuids d’urine jufqu’à ce qu’elle foit réduite enune matière grumeleufe, dure, noire & luifan-te; à calciner ce réfidudans une marmite de fer,dont on fait rougir le fond jufqu’à ce qu’il nefume plus, & qu’il ait pris l’odeur de fleursde pêcher ; à leffiver cette matière calcinéeavec le double au moins d’eau chaude; à ladeflecher après avoir décanté l’eau du lavage.On mêle trois livres de cette matière avec unelivre & demie de gros fable ou de grès égrugé,& quatre à cinq onces de poudre de charbonde hêtre ; on humeéte ce mélange avec unedemi-livre d’eau, & on l’introduit dans une cor-nue de Heffe. On efiaie fa matière en /a faifantrougir dans un creufet ; lorfqu’elle répand uneflamme violette & une odeur d’ail, elle donneradu phofphore. On place la cornue dans un four-neau fait exprès, on y adapte un grand ballon