d’Hist. Nat. et de Chimie. 399à l’aide de la fufion ; elle fature les alkaliscomme un acide; d’après cet examen, M.Prouftpenfa que cette fubfiance faline étoit différentede toutes celles que l’on connoiffoit, qu’elle étoitunie avec l’acide phofphorique & i’alkaü volatildans le phofphate ammoniacal, & que c’étoitelle qui formoit avec la fonde le fel fufible àbafe de natrum de Rouelle ; il obferva qu’ellefaifoit fonélion d’acide, & il la compara au felfédatif ; d’après cette idée M. Prouft fit de nou-velles expériences fur le fel fufible à bafe denatrum retiré par le procédé de Rouelle quenous avons décrit plus haut.
Suivant lui la chaux décompofe ce fel, 8celle a plus d’affinité avec la fubflance particu-lière qui y tient lieu d’acide , que n’en a lafoude. Si l’on verfe de l’eau de chaux dansune diflblution de ce fel, il fe fait un préci-pité , 8c l’alkaîi minéral relie pur & cauftiqueen diflblution. (
Les acides minéraux, & même le vinaigredifiillé, le décompofent d’une manière inverfe.Rouelle avoit jugé que l'acide vitriolique &l’acide nitreux n’agifloient point fur ce fel, parcequ’ils n’y occafionnoient en apparence aucunchangement. Mais M. Proufl ayant mêlé les aci-des vitriolique, nitreux, muriatique 8c acéteux,avec une diflblution de fel fufible à bafe de
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