d’Hist. Nat. et de Chimie. 331tillant au bain-marie, un phlegme infîpide d’uneodeur fade , & fufceptible de fe pourrir. Lachaleur la plus douce dtucit fingulièrement lamatière fibreufe. Lorfqu’on l’expofe brufque-ment à un feu vif, elle fe retire comme duparchemin ; diflillée à la cornue, elle donneun phlegme alkalin, une huile pefante, épailîe& trcs-fétide, beaucoup de craie ammoniacale,falie par une portion d’huile. Son charbon eltpeu volumineux, compade, pefant, moins dif-ficile à incinérer que celui de la lymphe. Sacendre elt très-blanche ; elle ne contient ni ma-tière faline, emportée fans doute par le lavagedu caillot , ni fer, c’elt une efpèce de réfidudont l’afped elt terreux, & qui paroît être duphofphate calcaire.
La partie fibreufe fe pourrit très-vite, & avecbeaucoup de facilité. Lorfqu’elle elt expoféeà un air chaud & humide, elle fe gonfle, &donne alors beaucoup d’alkali volatil. Elle n’eltpas foluble dans l’eau ; lorfqu’on la fait bouilliravec ce fluide, elle fe durcit & prend unecouleur grife. Les alkalis ne la diflolvent pas ;mais les acides même les plus foibles s’y com-binent. L’acide nitreux en dégage beaucoup demofète, aufli que l’a annoncé M. Berthollet;enfuite il la diflout avec effervefcence & déga-gement de gaz nitreux ; lorfquc tout ce gaz