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très calcaires & argileux 3 mais il décompofetrcs-bien les fels métalliques. Il eft coagulablepar l’efprit-de-vin ; ce coagulum diffère beau-coup de celui qui eft formé par les acides, parfa diffolubilité dans l’eau, fuivant la découvertede Bucquet. Ce liquide paroît donc être,d’après ces recherches, un mucilage animal,compofé d’eau, de bafes huileufes acidifiables,de fel marin , de craie de foude , de phof-phate calcaire ; c’eft à ce dernier que paroîtêtre dû le précipité rofé que j’ai obtenu en ver-fant de la diffolution nitreufe de mercure dansle férum. Quoique le liquide foit très-peu co-loré , le mélange de l’acide nitreux & fur-toutdû nitre mercuriel y développe une couleurrofe ou gris de lin , que j’ai eu occafion d’obfer-ver dans beaucoup d’autres liqueurs animales.La propriété la plus lîngulière de ce mucilage,& qui méiite de fixer l’attention des médecins,eft celle de devenir concrète par l’adion du feu& des acides. M. Schéele croit que ce phénomè-ne eft dû à la combinaifon de la chaleur.
Le caillot du fang, expofé à la chaleur dubain - marie , donne une eau fade; il fe defsè-che & devient caftant. Il fournit à la cornueun phlegme alkaîin , une huile épaiffe d’uneodeur fétide & empyreumatique, & beaucoupd’alkali volatil concret. Son réfidu eft un char-