nicrs chimifles fur-tout ont fait fur cet objetdes travaux, qui prouvent combien l’analyfedes matières animales efl fufceptible d’être per-fectionnée en marchant fur leurs traces. C’eftd’après les recherches de ces favans, que nousallons confi.térer les propriétés de chacune desfubflances qui compofent le fang.
Le fcrum eft bien éloigné d’être de l’eau pu-re , c’efl une matière particulière, très-impor-tante à confidérer, & à laquelle nous donnonsle nom de fluide albumineux. Ce fluide efl d’unblanc jaunâtre, qui tire un peu fur le vert ;fa faveur efl fade & falée ; fa confiflance eflonétueufe & collante. Expoféau feu, il fe coagu-le & fe durcit long-tems avant de bouillir; ilverdit le firop de violettes. Diflillé au bain-marie , il donne un phiegme d’une faveur douce& fade , qui n’efl ni acide, ni alkalin, maisqui fe pourrit promptement ; il efl alors fec,dur & tranfparent comme de la corne ; il nepeut plus fe diiïbudre dans l’eau; diflillé à lacornue, il fournit un phiegme alkalin, beau-coup d’alkali volatil concret & une huile épaiffetrès-fétide. Tous ccoproduits ont en général uneodeur fétide particulière. Le charbon du férumdiflillé à feu nu , remplit prefqu’entièrement lacornue. 11 efl fi difficile à incinérer, qu’il fautle tenir embrafé pendant plufieurs heures, &