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Tome Quatrieme (1786)
Entstehung
Seite
324
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22d Ë L E M E tf S

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derniers inflans de la vie de lanimal, & elle

donne naiffance à ces matières concrètes quelon trouve après la mort, dans le coeur & dansles gros vaiffeaux, & qui ont été fauffement re-gardées comme des polypes.

Le fang expofé à une chaleur douce, long-tems continuée , pafle à la fermentation putride.Si on le diflille au bain - marie, il donne unphlegme dune odeur fade, qui neft ni acide,ni 'alkalin , mais qui pafle facilement à la putré-fadion , à laide dune fubflance animale qui yeft difloute. Le fang chauffe plus fortement fecoagule & fe defsèche peu à peu, comme ladécouvert de Haen ; il perd les fept huitièmesde fon poids, & il fait effervefcence avec lesacides. Il peut fe durcir affez par un feu bienménagé pour former une efpèee de fubflancecornée. Si on expofe à lair du fang defleché,il attire légèrement lhumidité, & il sy formeau bout de quelques mois une efflorefcencefaüne , que Rouelle a reconnue pour du felde fonde. Diflillé à feu nu , il donne un phlegrme alkalin & en partie acide , cefl-à-dire, danslétat de fel ammoniac furchargé dalkali. Larature -de cet acide empyreumatique apperçudabord par Wieuflens, & qui a excité tant de difcputes parmi les phyfiologiffes, na point encore' été convenablement examinée. Upaffe enfuite une