vant l'es régions qu’il parcourt; & il n’efl pasle même, par exemple, dans les artères & dansles veines, dans la poitrine & dans la régiondu foie, dans les mufcles & dans les glandes, &c.C’efl un fait fur lequel les chimifles n’ont pasaiTez infillé dans leurs recherches.
En cenfidérant le fang dans tout le règneanimal, on obferve qu’il varie fingulièrementdans les différens animaux, par la couleur, laconfillance , l’odeur, & fur-tout la température.Cette dernière propriété eft la plus importante 8cparoît dépendre de la circulation & de la refpira*.tion. L’homme, les quadrupèdes 8c les oifeaux,ont un fang plus chaud que le milieu qu’ils habi-tent; on les appelle, à caufe de cela, animauxà fang chaud. Chez les poiffons & les reptiles,il efl d’une température à-peu près égale à celledu milieu dans lequel ils vivent : on les nommeanimaux à fang froid, à caufe de cette propriété ;il eft vraifemblable qu’il en feroit de même desautres propriétés de ce fluide, & fur-tout desqualités ou caractères chimiques, fi l’on con-noilFoit le fang de tous les animaux.
Le fang de l’homme , dont nous nous occu-pons fpécialement, diffère fuivant l’âge , lefexe, le tempérament & l’état de fauté de cha-que individu ; dans l’enfance, chez les femmes8c chez les pituiteux, il efl plus pâle & moins