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Dans le premier âge de la vie ils acquièrentdu volume. & l’animal prend fon accroifle-ment. On regarde ordinairement le tiflu cel-lulaire comme l’organe de cette fouétion, &la lymphe comme l’humeur propre à rétablirles folideS. Cependant il paroît que chaqueorgane fe nourrit d’une matière propre & par-ticulière , qu’il fépare, ou du fang, ou de lalymphe, ou d’un autre fluide quelconque quil’arrofe. Par exemple, les mufcles fe nourriflentde la matière fibreufe qu’ils féparent du fang ;les os extraient un fel phofphorique calcaire &une matière lymphatique.; la lymphe pure fedefsèche en plaques dans le tiflu cellulaire ;l’huile concrefcible fe dépofe dans ces plaquespour donner naiflance à la graifle; chaque vif-cère a donc fa manière particulière de fe nour-rir , & la nutrition de chacun d’eux eft unevéritable fécrétion. Les quadrupèdes & les cé-tacés reflemblent parfaitement à l’homme pourcette fonélion ; chez les oifeaux , c’cft encore lamême chofe ; chez les poiiïons , elle fe fait beau-'coup moins vîte,au(Ti ces animaux vivent-ils très-long-tems , & ne fait-on même pas l’âge de quel-ques-uns; en général plus la nutrition & l’accroif-fement font lents, plus la vie eft longue.
Les infeéles n’ont rien de particulier pourcette fonélion ; feulement ils ne croilfent que