uns dans les antres. Quelquefois on n’obfervepoint les anneaux, & le ventre ne paroît forméque d’une feule pièce. Ordinairement il eftplus gros dans les femelles que dans les mâles.Il porte à fon extrémité les parties de la géné-ration : on voit fur fes côtés un fligmate furchaque anneau, excepté fur les deux derniers;ceft encore à la partie poftérieure du ventreque plufieurs infeâes portent les aiguillons,dont les uns font aigus & piquans, les autresen fcie, d’autres en tarricre. Ils leur ferventou de défenfes on d’inftrumens propres à per-cer les endroits où les infeétes dépofent leursœuf::.
Le phénomène le plus fingulier que préfen-tent les infeâes, & celui par‘lequel ils diffèrententièrement de la plupart des autres animaux,ce font les changemens d’état par lefqucls ilspaffent, ou les métamorphofes qu’ils fubiffentavant de devenir infeâes parfaits. Il eft quelquesinleâes, 6; prefque tous ceux de la claffe desaptères, qui n’éprouvent point ces changemens;mais le plus grand nombre y eft fournis. L’in-feâe ne fort pas de fon œuf avec la forme dela mère, mais il paroît fous celle d’un ver avecou fans pattes, dont la flruâure de la tête &des anneaux varie beaucoup ; ce premier étateft appelé larve ; fous cette efpèce de mafque ,