I ÇO EléMENS
tière jaune, d’une confiftance butyreufe, unvrai beurre d’étain , & enfin une liqueur brune,pelante, qui exhale des vapeurs blanches fortabondantes. Il relie dans la cornue une ma-tière grife pulvérulente, qui efl une chaux d’é-tain. On verfe le produit étheré dans une cor-nue fur de l’huile de tartre, il fe fait une viveeffervefcence & un précipité fort abondant,dû à l’étain que l’acide enlève avec lui pen-dant la difliilation. On ajoute un peu d’eau, 8 con diltille à une chaleur douce ; on obtient lamoitié environ de ce produit éthéré. Toutesles liqueurs qui paffent après l’éther muriati-que font très-chargées d’étain ; elles attirentl’humidité de l’air, elles, s’unilTeni à l’eau fansrien précipiter. On ne favoit pas à quoi attri-buer l’adion fi rapide de l’acide muriatique con-tenu dans la liqueur fumante fur l’efprit-de-vin,tandis que cet acide pur n’y agit en aucunemanière ; mais il paroît d’après la découvertede M. Schéele, que cela eft dû à ce que cetacide eft alors dans l’état déphlogiftiqué ou aéréfuivant la nouvelle dodrine, & que c’eft àl’excès de la bafe de l’air qu’il contient, qu’ilfaut attribuer la propriété qu’il a de convertirl’efprit-de-vin en éther. Telle eft la théorie quej’avois donnée le premier de cette opérationen 1781, & que les travaux de MM, Berthol-let & Pelletier ont confirmée.