b’Hist. Nat. et de Chimie. i8ï
en convertir une bonne partie en huile doucedu vin par la diftillation. L’acide nitreux fu-mant y excite une efl’ervefcence confidéfable ,& l’éther femble devenir plus confinant, pluscoloré & plus huileux dans cette expérience.On n’a point combiné l’éther avec les autresmatières falines, ni même avec les fubftancesinflammables minérales. On s’eft feulementaflitré qu’il diflout les huiles effentielles & lesréfines comme l’efprit-de-vin; & les médecinsemploient fouvent des teintures éthérées.
L’éther efl regardé en médecine comme untonique puiffant, & comme un très-bon anti-fpafmodique. On l’emploie dans les accès hifté-riques, dans les coliques fpafmodiques. Il s’op-pofe promptement aux vices de la digeflion,qui ont pour caufe la foibleffe de l’eftomac.On ne doit l’adminiftrer qu’avec prudence ,parce qu’on fait que fon ufage ex^eflif efl dan-gereux ; on s’eg fert encore avec fuccès à l’ex-térieur , dans les douleurs de tête , dans lesbrûlures, &c. Hoffman, qui s’eft beaucoupoccupé des combinaifons de l’efprit-de-vin avecl’acide vitriolique, fe fervoit d’un médicamenteompofé d’huile douce du vin diffoute dansl’efprit-de-vin, qu’il appeloit liqueur minéraleanodyne. La faculté de médecine de Paris aajouté l’éther à cette liqueur, & elle a preferit
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