d’Hist. Nat. et de Chimie. i-jç
blable au lilium de Paracelfe, en faifant digérerl’efprit-de-vin fur l’alkali fixe cauflique, au lieude fe fervir de fel fixe de tartre, que l’adioudu feu ne prive pas entièrement d’acide craieux,à moins qu’on ne le tienne rouge pendant long-tems. M. Berthollet s’efl afluré que ces tein-tures ne font que des diffolutions de potaflecauflique dans l’efprit-de-vin, & qu’elles four-niflënt un moyen utile d’obtenir cet alkali très-pur , en le féparant par l’évaporation. L’efprit-de-vin a la même adion fur la foude pure.La teinture âcre de tartre & le lilium font detrès-bons toniques & de puilTans fondans. Onles emploie dans tous les cas où les forces desmalades ne font point fuffifantes pour favo-rifer les crifes, comme dans la fièvre maligne,les petites véroles de mauvais caradère, &c.
On n’a point encore bien examiné l’adion del’alkali volatil cauflique fur l’efprit-de-vin.
Tous les acides préfentent avec ce fluide fpi-ritueux des phénomènes fort importans à obfer-ver ; lorfqu’on verfe de l’huile de vitriol bienconcentrée fur partie égale d’efprit de-vin rec-tifié , il fe produit une chaleur & un fifflementremarquables; ces deux fubflances fe colorent,& il fe dégage en même tems une odeur fuave ,comparable à celle du citron ou des pommesde reinette. Si l’on place la cornue dans la-