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& le refroidiffement les crifiaux des divers feîsneutres qu’elle contient; lorfqu’après plufieursfiltrations, évaporations & criflalîifations, cettelefiive ne donne plus de Tels neutres, on l’éva-pore à ficcité, & on la calcine. Ce fel efi alorsde la craie de potaffe, mêlée de potaiTe cauf-tique ; il contient cependant toujours quelquesfels neutres, & un peu de matières terreufes,qu’on peut encore en féparer en laiffant repo-fer une dilïolution bien chargée de cette po-talTe purifiée, & en réparant par le filtre ledépôt qui s’y forme. On peut alors l’employeravec sûreté aux expériences de chimie les plusdélicates.
2 0 . La foude, d’où l’on retire l’alkali minéral,eft le réfidu de la combufiion des plantes quicroifTent fur le bord de la mer. On la prépareà Alicante en Efpagne , dans le Languedoc, àCherbourg, &c. Elle le fait en brûlant diffé-rentes fortes de plantes ; à Alicante on emploieles kalis, à Cherbourg on fe fert des algues&: des fucus connus fous le nom commun devarech ; la première plante contient beaucoupplus d’alkali minéral ou de foude que la fé-condé , qui n’en donne prefque point. On brûleces diverfes plantes bien sèches au-defîiis d’une•fofle. A Cherbourg, lorfque la combufiionelt avancée, de que les cendres font très-chau-