d’Hist. Nat. et de Chimie. 145jj ordinaire , la détonnation réuffit trcs-bien.
jj J’introduifis environ un gros de poudre desj charbon dans une cornue de verre très-sèche ;>j j’y verfai enfuite environ un gros d’acide ni-sj treux : celui - ci n’eut pas plutôt gagné lejj fond de la cornue, que la détonnation fe fitjj avec la plus grande rapidité ; il fortit du becjjdela cornue, pendant que je la tenois à laj» main, un jet de flamme de plus de quatrejj pouces de long, qui entraîna avec lui de lajj poudre & des vapeurs très-foncées d’acidejj nitreux. Ces vapeurs fe condensèrent en unejj liqueur verte & peu fumante ; c’étoit de l’a-jj eide nitreux affoibli par l’eau qui entroit dansjj la compofition de celui qui détonna le pre-j> mier. Je reverfai de nouvel acide nitreux furjj le charbon qui reftoit dans la cornue; je Pen-jj tîammai de même jufqu’à ce que j’en euffejj épuifé toute la quantité.
« J’ai répété cette expérience avec du noirjj de fumée calciné ; elle fe comporta de la» même manière : on ne retrouve dans la cor-jj nue qu’une très - petite portion de cendre,jj quelquefois à demi-vitrifîée & adhérente aujj fend de la cornue.
jj Tous les charbons généralement fe char-=» gent d’une afiTez grande quantité d’humidité;jj il m’a paru que du charbon calciné & gardé