d’Hist. Nat. et de Chimie. 139Si donnent un charbon friable qui ne préfenteplus la forme du végétal décompofé. Les dif-férentes matières végétales fourniffent des char-bons plus ou moins abondans, fuivant la fo-Jidité & la forme de leur texture. Les bois endonnent beaucoup plus que les herbes ; lesgommes plus que les réfines ; & ces dernièresplus que les huiles fluides, il paroît que chaquematière végétale en contient des quantités dif-férentes , fi l’on regarde le charbon commeun des principes immédiats de ce . règne.
Le charbon efl un corps qui jouit de pro-priétés très-finguiières, & qui font en généralpeu connues. Quoiqu’il foit très-important enchimie, & qu’il préfente des phénomènes tout-à-fait particuliers , aucun chimifle n’a encoreentrepris des recherches fuivies pour décou-vrir fa nature. Stahl le regardoit comme leprincipal foyer du phlogiftique y & c’efl le chi-mifle qui s’en efl le plus occupé. Ce qu’on faitdes propriétés du charbon appartient prefqu’en-tièrement à l’ulage economique qu’on efl obli-gé d’en faire , & les travaux des favans fur cetobjet n’offrent encore rien de complet.
Le charbon , quant à fes propriétés phyfi-ques , diffère fuivant l’état & la nature des vé-gétaux qu’on a employés pour le former. Il efltantôt dur, & çonferye alors une partie de l’or-