d’Hist. Nat. et de Chimie. 121mie. Rouelle croyoit que la partie verte fiabondante dans le règne végétal, étoit analo-gue au gluten de la farine; mais il efl certainque cette matière préfente des caradères chi-miques différens, luivant la bafe à laquelle elleefl unie. C’eft donc cette bafe plutôt que lapartie colorante elle-même dont on veut par-ler, en difant que telle ou telle couleur eft ex-tradive, telle autre réfineufe, &c. La véritablefubftance qui colore chacune des parties végé-tales employées dans les arts, efl fans doute uncorps très-tenu, & peut-être auiïi divifé que leprincipe des odeurs. On feroit même porté àcroire qu’elle ne réfide que dans une modifica-tion particulière des parties folides & liquidesdes végétaux.
Il eft important de rappeler ici que la colo-ration des végétaux dépend en grande partiedu contad de la lumière. Mais comment cecontad y contribue-t-il; c’eft un problème dontla phyfique n’a point encore donné la foîution.Quoi qu’il en foit, comme il eft impoflible deféparer entièrement la matière colorante de labafe végétale à laquelle elle adhère, on eft con-venu de prendre ces deux fubftances enfem-ble pour la partie colorante.
Manquer eft celui de tous les chimiftes qui ale mieux diftingué les différentes matières cola-