d’Hist. Nat. et de Chimie. 97
Telle efl la manière dont on fabrique les bou-teilles & les diffërens uflenfiles de gomme élafli-que qu’on envoie en Europe.
Les vafes qui font faits de cette matière peu-vent contenir de l’eau & différens fluides quin’ont pas d’adion fur elle. Si on la coupe enlanières, & qu’on applique fes bords récemmentcoupés, ils fe rejoignent & fe recollent aiïezbien.
La gomme élaflique expofée au feu, fe ra-mollit , fe bourfoufle, exale une odeur fétide &brûle en fe retirant.
Elle 11’efl pas difl'oluble dans l’eau ; on ignorel’adion des matières falines fur cette fubflance.Macquer, qui a eflayé de la difloudre dansdifférens menftrues, s’eft convaincu que l’efprit-de-vin n’avoit aucune adion fur elle, commel’avoient déjà annoncé MM. de la Condamine &Frefneau ( Académie , année ij5i ) , mais que leshuiles la difTolvoient à l’aide de la chaleur. Ce-pendant, comme fon intention étoit de la mettredans un état liquide, de forte qu’elle pût êtreemployée, 8 c reprendre fes propriétés parl’évaporation du dilfolvant, il a été obligé d’avoirrecours à un autre menflrue que les huiles,parce que ces matières, quelque volatiles qu’ellesfuffent, altéroient toujours la gomme élaflique& y refloient fixées de manière à lui enlever
Tome IK G