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Tome Quatrieme (1786)
Entstehung
Seite
71
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d’Hist. Nat. et de Chimie. 71remarque qu’il ceffe en touchant l’eau avec uncorps qui fait fondion de condudeur, commeun fil de fer, & qu’il continue au contraire,fi on la touche avec un corps ifolant commele verre , la refîne, le foufre, &c.

Les terres, les fubftances falino-terreufes &les alkalis, n’ont aucune adion fur le camphre ;il faut cependant obferver qu’on n’a point en-core effayé les alkalis cauftiques.

Les acides difiolvent le camphre, lorfqu’ilsfont concentrés. L’huile de vitriol le diffout àl’aide de la chaleur. Cette diffolution eft rouffe.L’acide nitreux le diffout tranquillement ; cettedilfolution efl jaune; comme elle fumagefacideà la manière des huiles , on lui a donné le110m d’huile de camphre. L’acide muriatiquedans l’état de gaz, diffout le camphre, ainfîque le gaz fulfureux 8 c le gaz fpathique. Sil’on ajoute de l’eau dans ces diffoîutions, ellesfe troublent, le camphre s’en fépare en flo-cons j qui viennent nager à la furface, & qui11’ont point éprouvé d’altérations. Les alkalis,les fubfiances falino-terreufes & les matièresmétalliques précipitent aufli ces diffoîutions.

Les fels neutres n’ont aucune adion fur lecamphre. On ne connoît pas celle du foufre 8 cdes bitumes fur cette fubflance , quoiqu’il foitvraifemblable qu’elles font fufceptibles de s’yunir, E iv