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d’Hist. Nat. et de Chimie. 69
de ces végétaux, puifque Géoffroy a obfervé queces dernières dépofoient des aiguilles camphrées.J’ai vu chez M. Joffe, apoticaire de Paris, devéritable camphre retiré de la racine d’année.Lorry regardoit le camphre comme un prin-cipe très-répandu dans les végétaux , & plaçoitfon efprit reéteur à la tête d’une claffe d’odeurstrès-énergiques, & dont les effets fur l’écono-mie animale doivent fixer l’attention des chi-mifles & des médecins.
Le camphre dont on fe fert en médecinefe retire d’une efpèce de laurier qui croît en Chi-ne , au Japon & dans les ifies de Bornéo, deSumatra, de Ceylan, &c. L’arbre qui le pro-duit en contient quelquefois une fi grande quan-tité , qu’il fuffit de le fendre pour en retirer deslarmes affez greffes & très-pu res. On l’obtientcependant par la diftillation. On met dans urtalambic de fer les racines ou les autres partiesde l’arbre avec de l’eau ; on les recouvre d’unchapiteau, dans lequel font arrangées des cordesde paille de riz, Sc on chauffe le tout. Le cam-phre fe fublime en petits grains grisâtres, quel’on réunit en morceaux plus gros. Ce camphrebrut efl impur. Les hollandois le purifient enle fubümant dans des efpèces de ballons, & enajoutant une once de chaux par livre de cettefubfiance.
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