d’Hist. Nat. et de Chimie. 57
Cornette & Macquer fe font occupés de cescompofés. M. Achard les fait en verfant peu-à-peu de l’acide vitriolique concentré fur del’huile grade. En tritürant fans cede ce mélan-ge, il en réfulte une malfe brune diflTolnbledans l’eau & dans l’efprit- de-vin. L’huile qu’onen retire par les alkalis ed toujours plus oumoins concrète , ainfi que celle que l’on obtientpar la diÜillation. M. Macquer confeille, pourfaire ce favon, de verfer l’acide fur l’huile ; maisil avertit qu’un favon acide fait de cette manièreell peu diffoluble dans l’eau. Celui qu’il prépareen triturant du favon alkalin ordinaire avecl’huile de vitriol, ed plus foluble. L’acide vitrio-lique concentré noircit le^ huiles grades & lesrapproche des bitumes. Il paroît que ce phéno-mène ed dû à la réaétion du gaz inflammablede l’huile fur l’oxigyne de l’acide vitriolique.
L’acide nitreux fumant noircit fur le champles huiles grades, & enflamme celles qui fontficcatives. Celles qui ne fe defsèchent pas nepeuvent être enflammées que par un mélanged’efprit de nitre & d’huile de vitriol, ainfl que l’aenfeigné Rouelle l’aîné dans fon mémoire furl’inflammation des huiles , Académie , année* 747 '
L’acide muriatique & l’acide eraieux n’ontqu’une action trcs-foible fur les huiles grades.