Fausse Pleurésie. % 6 ^bien que la toux, de ce que le malade fouf-frant dans les mouvements de la refpira-tion , les diminue autant qu’il peut; ce quifait qu’il s’amafle un peu trop de fang dansle poumon; mais il n’a ni l’angoifi'e, ni lesautres fymptomcs des vraies pleuréfies. Ladouleur s’étend chez quelques malades, pres-que fur toute la poitrine & jufqu’à la nu-que. L’on ne peut pas fc coucher fur le côtémalade.
Cette maladie n’a pas plus de danger qu’unrhumatifme , excepté dans deux cas. i°.Quand la douleur eft fi forte, que le ma-lade fait des efforts pour ne pas refpirer ; cequi produit un engorgement dans le pou-mon. i°. Quand cette humeur, somme touteautte humeur rhumatifmale, fe jette fur quel-que partie intérieure.
§. 294. Il faut la traiter tout comme lerhumatifme. ([Voyez 168 & 169.)
Après la faignée, ou les faignées, un vé-ficatoire fur la partie, produit fouvent untrès-bon effet; c’eft véritablement l’clpece depleurcfie dans laquelle il eff le plus efficace.
§. 295. Ce mal cede quelquefois à la pre-mière faignée, fouvent il fe termine le troi-fieme, le quatrième, ou le cinquième jour,par une fueur abondante; rarement il pafl'ele fepfîcme. Quelquefois il naît tout-à-coupaprès une tranfpiration arrêtée; alors, fi d’a-bord avant que la fievre ait paru & ait eu.le temps d’enflammer le fang , on donnedu faltrank, il guérit très-promptement, enrétabliflant la tranfpiration. Ce font des cas
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