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Tome premier (1780)
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241
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d a c c È s. 141

huit autres jours, trois prifes par jour, fur-tout fi la fievre étoit quarte; & même, danscette cfpece, je lai fouvent fait prendre fixfois de huit en huit jours.

Le peuple aura de la peine à fe foumet-tre à cette cure, qui efi coûteufe par le prixdu kina , mais je nai pas cru que cela dûtmempêcher de lindiquer comme la feulequi foit certaine; car rien ne peut rempla-cer ce remede , ctfi le feul fur, & le feulinnocent dans tous les cas. Lon a été imbnpendant long-temps de préjugés contraires;lon croyoit quil gâtoit lefiomac, & pourpré venir cela, on donnoit à manger une heureaprès. Bien-loin de gâter leflomac , ceft leremede du monde qui le fortifie & le réta-blit le mieux, quand ces maux ne viennentque de foibleffe, car fouvent ils ont dau-tres caufes; & ceft une coutume nuifible,quand on cft obligé de le donner fouvent,que de manger une heure après. Lon croyoitquil laifloit des obftrudions, & quil con-duifoit à Thydropifie; lon fait aujourdhuique ce qui obftrue & conduit à lhydropi-fie, ccft la longueur de la fievre. Non-feu-lement le kina empêche ce malheur, maislorfquil efi arrivé, parce quon ne sen etl:pas fervi , fon ufage guérit cette maladie.En un mot, sil y a quelque maladie jointeà la fievre , quelquefois cela empêche lef-fet du kina; mais quand la fievre efi feule,il a toujours fait & fera toujours tout le bienpofiible. Je parlerai ailleurs des moyens quipeuvent y fuppléer quoiquimparfaitemenc.Tomt I. L