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huit autres jours, trois prifes par jour, fur-tout fi la fievre étoit quarte; & même, danscette cfpece, je l’ai fouvent fait prendre fixfois de huit en huit jours.
Le peuple aura de la peine à fe foumet-tre à cette cure, qui efi coûteufe par le prixdu kina , mais je n’ai pas cru que cela dûtm’empêcher de l’indiquer comme la feulequi foit certaine; car rien ne peut rempla-cer ce remede , c’tfi le feul fur, & le feulinnocent dans tous les cas. L’on a été imbnpendant long-temps de préjugés contraires;l’on croyoit qu’il gâtoit l’efiomac, & pourpré venir cela, on donnoit à manger une heureaprès. Bien-loin de gâter l’eflomac , c’eft leremede du monde qui le fortifie & le réta-blit le mieux, quand ces maux ne viennentque de foibleffe, car fouvent ils ont d’au-tres caufes; & c’eft une coutume nuifible,quand on cft obligé de le donner fouvent,que de manger une heure après. L’on croyoitqu’il laifloit des obftrudions, & qu’il con-duifoit à Thydropifie; l’on fait aujourd’huique ce qui obftrue & conduit à l’hydropi-fie, c’cft la longueur de la fievre. Non-feu-lement le kina empêche ce malheur, maislorfqu’il efi arrivé, parce qu’on ne s’en etl:pas fervi , fon ufage guérit cette maladie.En un mot, s’il y a quelque maladie jointeà la fievre , quelquefois cela empêche l’ef-fet du kina; mais quand la fievre efi feule,il a toujours fait & fera toujours tout le bienpofiible. Je parlerai ailleurs des moyens quipeuvent y fuppléer quoiqu’imparfaitemenc.Tomt I. L