MALIGNES.
choire ; ou il fe forme une gangrené dansquelque partie, aux pieds, aux mains, audos. Les forces fe perdent entièrement, lecerveau s’embarrafle tout-à-fait, le maladeétendu fur fon dos meurt fouvent avec desconvulfions , une fueur prodigieufe, & lapoitrine embarraffée. Quelquefois ce font deshéfnorrhagies qui tuent ; elles font prefquetoujours mortelles dans cette maladie.
‘Il y a dans cette fievre, comme dans tou-tes les autres, un redoublement le foir.
§. 24 6 . Le terme de ces maladies eft ,comme celui des fievres putrides, très-ir-régulier. L’on meurt quelquefois le feptiemeou le huitième jour, plus ordinairement en-tre le douzième & le quinzième; fouvent aubout de cinq ou fix femaines ; cela dépendde la force de la maladie. Il y en a dontles commencements font tout-h-fait lents,& pendant les premiers jours le malade ,avec beaucoup de foiblefle & un air très-changé, fe croit h peine malade.
Il en eft du terme de la guérifon commede celui de la mort. Il y a des malades horsde dhnger au bout de quinze jours & mêmeplutôt, d’autres feulement au bout de quel-ques femaines.
Les lignes qui annoncent une guérifonfont, un peu plus de force dans le pouls,des urines plus cuites, moins d’abattement& de découragement, le cerveau plus net,une chaleur égale, une fueur chaude, mé-diocrement abondante, fans angoifle, le re-tour des fens perdus pendant la maladie ,