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Tome premier (1780)
Entstehung
Seite
225
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MALIGNES.

choire ; ou il fe forme une gangrené dansquelque partie, aux pieds, aux mains, audos. Les forces fe perdent entièrement, lecerveau sembarrafle tout-à-fait, le maladeétendu fur fon dos meurt fouvent avec desconvulfions , une fueur prodigieufe, & lapoitrine embarraffée. Quelquefois ce font deshéfnorrhagies qui tuent ; elles font prefquetoujours mortelles dans cette maladie.

Il y a dans cette fievre, comme dans tou-tes les autres, un redoublement le foir.

§. 24 6 . Le terme de ces maladies eft ,comme celui des fievres putrides, très-ir-régulier. Lon meurt quelquefois le feptiemeou le huitième jour, plus ordinairement en-tre le douzième & le quinzième; fouvent aubout de cinq ou fix femaines ; cela dépendde la force de la maladie. Il y en a dontles commencements font tout-h-fait lents,& pendant les premiers jours le malade ,avec beaucoup de foiblefle & un air très-changé, fe croit h peine malade.

Il en eft du terme de la guérifon commede celui de la mort. Il y a des malades horsde dhnger au bout de quinze jours & mêmeplutôt, dautres feulement au bout de quel-ques femaines.

Les lignes qui annoncent une guérifonfont, un peu plus de force dans le pouls,des urines plus cuites, moins dabattement& de découragement, le cerveau plus net,une chaleur égale, une fueur chaude, mé-diocrement abondante, fans angoifle, le re-tour des fens perdus pendant la maladie ,