200 Petit je Vérole,fans être exceftivement vigoureux, parce quechez les fujets très-vigoureux la maladie ettquelquefois trop violente.
L’on fent que les dérangements de la fantéétant très-différents, les préparations ne peu-vent pas être les mêmes, & qu’un enfantfujet à une maladie habituelle ne peut pasêtre préparé comme celui qui eft fujet à unemaladie toute différente ; & les détails né-cefiaires fur cet important objet fer oient dé-placés ici, foit par leur longueur, foit parcequ’il n’eft pas poflible de donner à des per-fonnes qui ne font pas Médecins, des con-noiflances fuffifantes pour fe décider fur lechoix des fecours dans plufieurs cas; maisj’en indiquerai quelques-uns qui convien-dront affez généralement aux enfants bienportants & robuftes.
Le premier, c’eft une diminution dans laquantité des aliments. Les enfants mangentgénéralement un peu trop ; il faudroit lesréduire à leur jufte mefure, fi l’on pouvoitl’affigner exa&ement ; mais l’on peut, pres-que pour tous, réduire le fouper à très-peude chofe.
Le fécond fecours confifte dans le choixdes aliments; il efl moins à la portée dupeuple, qui eft borné 'a un petit nombre ,qu’à celle du riche qui a beaucoup de re-tranchements à faire ; mais aulfi il lui eftmoins nécefîaire. Ses aliments plus fimples,& prefque tous tirés des végétaux & des lai-tages, font ceux qui conviennent le mieux;il n’eft prefque queftion pour lui que de les