tçS Petite Vérole.revenir quelquefois à cinq ou lïx rêprife».Ces foins paroîtront minutieux, & ne de-viendront fans doute jamais une pratique•générale ; . mais je répété qu’ils font beau-coup plus importants qu’on ne l’imagine, &que dans une fïevre de fuppuration fort gra-ve , une ouverture générale, exa&e & réi-térée des boutons mûrs, eft le remede léplus efficace, parce qu’elle ôte les deux cau-fes du danger, qui font le pus & la ten-fion de la peau.
§. zi 7. Je n’ai point parlé dans le trai-tement des remedes anodins ou propres àfaire dormir, qu’on emploie généralement,mais que je n’emploie prefque jamais danscette efpece, & dont j’ai prouvé tout le dan-ger dans cette même lettre à Mr. Haller,que j’ai déjà cité. Ainfi, par-tout où l’onn’a point de Médecin, on doit éviter avecle plus grand foin la thériaque, le lauda-num , le fyrop de pavot blanc, celui mêmede pavot rouge, celui de karabé, les pilu-les de ftyrax ou de cynoglofie, en un mottout ce qui peut faire dormir. On doit fur-tout les bannir abfolument dans le temps dela fécondé fievre, pendant laquelle le fom-meil, même naturel, eft dangereux. Un casdans lequel il eft quelquefois permis de lesemployer, c’eft pour les enfants foibles oufujets aux convulfions, chez lefquels l’érup-tion fe fait avec peine; mais, je le répété,il faut être circonfpeâ: dans l’ufage de cesremedes qui peuvent devenir mortels quandles vaiffeaux font pleins, quand il y a de