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quelquefois de la foupe ; plufieu'rs même,les boiflons qu’on leur offre comme reme-de, moyennant que ce ne foit pas de l’eau,ou qu’en même temps on ne leur parle pasd’eau. L’urine s’épailfit & s’enflamme, quel-quefois elle fe fupprime. La voix devientrauque , ou ils la perdent prefque entière-ment ; mais ce qu’on dit de leurs aboie-ments, fêmblables à ceux des chiens, fontdes contes ridicules, fuperftitieux & dénuésde tout fondement, auffi-Bien que plufieursautres fables dont on a chargé l’hiftoire decette maladie. L’aboiement des chiens leurfait peine. Ils ont des moments de délire,mêlés quelquefois de fureur; c’eft dans cesmoments qu’ils crachent autour d’eux s’ilsont beaucoup de falive dans la bouche, qu’ilscherchent même à mordre ,* & qu’ils ontmordu quelquefois. J’ai vu le délire com-mencer le troifieme jour par intervalles ,devenir continu fur la fin du quatrième,durer ainfi jufqu’au commencement du fixie-me, qui fut l’époque de la mort; la fureurne fut jamais que momentanée & toujoursoccafionnée par quelqu’oppofition , maisfans aucun crachement & fans aucune enviede mordre. Le regard eft fixe & un peu fu-rieux, le vifage fouvent rouge. Ordinaire-ment ces infortunés fentent venir l’accès ,& conjurent les afïiftants d’êtrefur leurs gar-des. Plufieurs, comme je viens de le dire,n’ont jamais cette envie de mordre. Lesangoiffes & les douleurs qu’ils reflententfont inexprimables; ils défirent ardemment